Après les e-mails, place aux postes de travail : ce deuxième volet de notre série sur les surfaces d’attaque visant à sécuriser votre entreprise explore les vulnérabilités propres aux postes de travail et serveurs.
Si les boîtes mail sont souvent le premier vecteur d’attaque, les postes de travail et les serveurs constituent le prolongement naturel de cette menace.
Entre mobilité, télétravail et outils collaboratifs, les usages évoluent et avec eux, les risques : clics imprudents, mots de passe faibles ou connexions non sécurisées sont autant de gestes du quotidien pouvant ouvrir la porte aux cybercriminels.
90 % des cyberattaques sont liées à une erreur humaine.* Ce chiffre alarmant montre à quel point la vigilance de chacun est de mise.
Les gestes du quotidien qui ouvrent la porte aux hackers
Lorsque l’on parle de cybersécurité, nous négligeons souvent les comportements anodins du quotidien qui peuvent fragiliser les défenses d’une entreprise.
3 exemples concrets de situations auxquelles vos collaborateurs peuvent être confrontés :
Le Wi-Fi public, la fausse bonne idée
En déplacement, une employée décide de profiter du temps d’attente à la gare pour avancer sur ses dossiers. Intuitivement, elle se connecte au réseau Wi-Fi de la gare proposé gratuitement aux voyageurs. Pas de chance, le réseau en question est hacké et son PC exposé aux menaces.
L’e-mail interne piégé via un compte compromis
Un employé reçoit un e-mail provenant d’un collègue connu, avec un lien vers un document “urgent”. Le compte du collègue a été piraté, et le lien mène à un site qui installe un script malveillant. Comme le mail semble interne, la vigilance baisse.
Le serveur exposé par une mise à jour oubliée
Un serveur applicatif n’a pas été mis à jour depuis plusieurs mois. Une faille critique connue est exploitée par un attaquant pour accéder aux données sensibles. Ce type de vulnérabilité est fréquent dans les environnements hybrides ou virtualisés.
Ces trois situations démontrent que les risques sont multiples et peuvent arriver rapidement dans les gestes simples du quotidien. Il est donc primordial de protéger l’ensemble des appareils connectés de votre entreprise, qu’il s’agisse des postes de travail ou des serveurs. Ces derniers, souvent moins exposés aux yeux des utilisateurs, hébergent pourtant des données et des services essentiels. Leur sécurisation doit être pensée avec autant de rigueur, notamment dans des environnements hybrides ou virtualisés. La sensibilisation des collaborateurs reste une première étape essentielle pour limiter les risques.
Que faire pour limiter les risques ?
Face à la multiplication des menaces et aux comportements à risques du quotidien, renforcer la sécurité des postes et serveurs est devenu un enjeu stratégique pour toute entreprise.
Ces équipements, souvent connectés en mobilité ou utilisés dans des environnements variés, constituent des points d’entrée privilégiés pour les cyberattaquants. Et lorsque les gestes anodins du quotidien peuvent suffire à compromettre un système, la vigilance ne suffit plus.
Parmi les solutions les plus efficaces pour répondre à ces risques, l’EDR (Endpoint Detection and Response) s’impose comme un outil de référence. D’après le 2025 Global Threat Report de Crowdstrike**, en 2024, 79 % des cyberattaquants n’utilisaient pas de logiciels malveillants. Un simple antivirus ne fonctionne donc pas contre ce genre d’attaques car les hackers passent par des méthodes n’utilisant pas de malwares. L’EDR, avec sa capacité d’analyse des comportements suspects, va pouvoir regarder dans le détail les actions anormales, même si elles paraissent sans danger.
Bien plus qu’un simple antivirus, l’EDR est une technologie avancée de détection des menaces qui surveille en temps réel les équipements informatiques. Elle ne se limite pas aux postes de travail : elle protège également les serveurs, qu’ils soient “on premise” ou hébergés dans le cloud. Chaque machine virtuelle doit être équipée de son propre agent EDR pour garantir une surveillance complète et granulaire. Cette approche permet de détecter l’ensemble des comportements suspects, d’isoler les menaces et de réagir rapidement, même dans des environnements complexes ou hybrides.
Son fonctionnement repose sur deux grandes phases :
Pré-infection
Avant l’attaque, l’EDR anticipe et bloque les menaces. Dans cette phase, l’EDR utilise l’intelligence artificielle et le machine learning pour identifier les appareils compromis ou vulnérables et stopper les attaques connues avant qu’elles ne causent des dégâts. L’objectif est d’empêcher l’infection avant qu’elle ne commence.
Post-infection
Après l’attaque, il faut détecter les flux et comportements suspects et réagir vite. Si une menace passe entre les mailles du filet, l’EDR entre en action pour détecter les comportements suspects, neutraliser l’attaque rapidement, automatiser les réponses et aider à l’investigation, corriger les dégâts et restaurer les systèmes. Cette phase nécessite un monitoring mené par un humain.
L’EDR comporte plusieurs avantages. Il s’agit d’un agent léger, compatible avec tous les systèmes d’exploitation, il empêche l’exfiltration des données, protège contre les ransomwares, il détecte et contrôle en temps réel les vulnérabilités des systèmes, il facilite la personnalisation et l’automatisation des réponses aux incidents de sécurité en fonction des utilisateurs ou des groupes, et enfin, il réduit la surface d’attaque.
En complément de l’EDR, le SOAR (Security Orchestration, Automation and Response) permet d’aller plus loin dans la gestion des incidents de sécurité. Son principal avantage pour votre entreprise ? Réagir plus vite et plus efficacement face aux menaces.
Grâce à l’automatisation, le SOAR trie les alertes par priorité, déclenche des actions ciblées pour bloquer les attaques, et réduit considérablement le temps de réponse.
Mais pour être réellement opérationnel, il doit être piloté par des experts, garants d’une protection continue.
Chez Alleo, nous proposons une solution MDR (Managed Detection and Response), autrement dit une détection et une réponse managées, pour anticiper, surveiller et réagir face aux menaces en continu.
Notre approche repose sur trois piliers :
- Une analyse proactive de vos postes et serveurs, pour identifier les risques avant qu’ils ne deviennent des failles réelles.
- Une surveillance continue, assurée par notre équipe SOC, qui détecte en temps réel toute activité suspecte.
- Une réponse rapide en cas d’incident, avec des actions de supervision menées par nos experts.
Notre solution s’appuie sur CrowdStrike, la référence mondiale en matière de protection des postes. Grâce à la plateforme Falcon, vous bénéficiez d’une détection renforcée par l’intelligence artificielle et d’un accès à la plus grande base de données mondiale sur les cybermenaces liées aux endpoints (terminaux connectés à un réseau).
Trop technique ou pas le temps ? On décode et on gère pour vous !
Chez Alleo, nous accompagnons les entreprises dans la sécurisation de leurs usages numériques au quotidien. Du poste de travail à l’infrastructure réseau, en passant par la boîte mail, notre mission est de vous protéger, sans compromettre votre performance ou vos mobilités.
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